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vendredi, 09 mai 2008 09h55 |
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Après une semaine pleine d'amitiés naissantes et de musiques chamarrées, il est temps de quitter La Paz.
Samedi est jour de fête. A 17 heures, elle bat son plein. La bière et les voitures coulent à flot. S'extirper de cette marée enjouée relève du miracle.
Rodolfo, coleader du groupe K'ala marka, va l'accomplir. Il connaît comme sa poche ce dédale des rues pentues. Mais avant de pointer le capot de notre 4x4 lourdement chargé vers l'Alto, un autre tour de force s'impose. A quatre, déjà, nous étions aussi à l'aise que des sardines dans une boîte en fer blanc. Alors à six ? Car Rodolfo se pointe flanqué d'une grosse huile en partance pour l'aéroport et Buenos Aires. Dans sa valise, les derniers détails du concert que le groupe doit y donner. Tout naturellement, ce gros quintal de bonne humeur placide s'est assis à l'avant. A quatre à l'arrière, entassés comme des enfants, nous n'envions pas pour autant Carlos, tout à l'écoute de sa boîte à vitesses. Le moteur ronfle, grogne, puis s'essouffle. Surtout ne pas caler. Sortir le treuil en pleine ville, tu parles d'une aventure ! Heureusement, la pente s'apaise. L'Alto, enfin. Sur des promesses de se revoir, ici, en Bolivie, là-bas, en France, Rodolfo nous quitte. Son compagnon lui emboîte le pas avec une légèreté insoupçonnée. Il y a de la gaîté dans ses pas. Pour eux, la fête continue.
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Le Titicaca - l'île de la Luna
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mercredi, 07 mai 2008 10h26 |
On a marché sur la lune
Le lac Titicaca. Son nom a fait sourire des générations d'écoliers, ses eaux ont fait vivre des générations d'hommes et des femmes. C'est là, à 3.800 mètres d'altitude, que bat le pavillon de la flotte bolivienne. Le Pérou dispose également de quelques bâtiments de guerre. Ces deux pays andins, qui se partagent et se disputent ses 9.200 m2, peuvent se targuer de posséder les marines nationales les plus hautes du monde. Avec de vrais marins, qui n'ont ni le mal de mer ni le mal des montagnes. On les devine inquiets quand d'épais nuages noirs obscurcissent les cimes enneigées toutes proches. Les eaux azurées du Titicaca se rembrunissent, se soulèvent, retombent. La tempête gronde.
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"Jean-Pierre", un drôle de Pékin Express
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dimanche, 04 mai 2008 22h22 |
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Place des Armes, à Cusco : « Alors Jean-Pierre, ce Pékin Express ? » Carlos n'en croit pas ses yeux. Jean-Louis et Philippe ont dû louper un épisode, cette tête ne leur dit rien. « Alors tu reviens sur les lieux du crime ? », sourit Carlos. Lui aussi a manqué un épisode : Jean-Pierre et son coéquipier Joël ont vu leur rêve se noyer dans les eaux du Pacifique. Ils ont fini troisièmes du Pékin Express (1).
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